05.09.2008

Bonus-malus écologique : de nouveaux produits concernés au programme de la rentrée

Changer le comportement d'achat des Français pour l'orienter vers des produits moins gourmands en énergie, un vœu pieux ?

Les discours de sensibilisation, c’est bien, mais il n’y a qu’à voir le succès des campagnes de prévention routière pour constater leur succès réel. Dans les faits, si à peu près tout le monde se dit concerné par l’écologie, il ne suffit pas de trier ses déchets pour compenser l’énergie dépensée par ses magnifiques spots halogènes.

Par contre, quand on touche au porte-monnaie, c’est tout de suite beaucoup plus efficace. Aussi, après les voitures, le projet de loi de Finances devrait entériner l'extension du « bonus-malus » à d'autres produits, sous une forme différente.
Réfrigérateurs, pneus, ampoules, écrans plats… l'idée est de créer une nouvelle taxe générale sur les activités polluante pour chaque famille de produits visée. Une vingtaine de familles de produits de consommation seraient concernées.

Pas d’affolement pour le moment, car les modalités et le calendrier de mise en œuvre sont loin d’être définis. Néanmoins, c’est le genre de dispositif qui pourrait bouleverser sensiblement les comportements d’achat et les marchés.

03.09.2008

The objects of my emotions

Stress, météo maussade, embouteillages, agressivité, humeur sombre, trop de gens, trop de tout, sensation d’étouffer… Vite, place aux produits empathiques, pour aérer notre univers anxiogène !

Philips living colors
Outre un design très esthétique, la lampe aux 16 millions de couleur de Philips permet de changer d’ambiance intérieure au gré de ses humeurs.

48b5121adb1ab84bced7ad4887c40970.jpg


Smiley est une gamme de produits cosmétiques aux effets antidépresseurs grâce à une formule biochimique associant théobromine et phényléthylamine à des micro-nutriments activateurs de bonheur (bergamote, orange…), le tout dans des packagings blancs et jaunes ornés du célèbre et universel smiley. vous pouvez même les acheter en ligne sur le Happy Therapy Center de la marque.

d7691afb4be915fbbad0da583b3ba370.jpg



Le Toyota Pod est un prototype de voiture capable d’appréhender l’état psychologique de son conducteur.
Il est équipé de phares avant qui changent de couleurs et d’intensité selon l’humeur de ce dernier, permettant ainsi aux conducteurs qui se croisent de communiquer émotionnellement entre eux. Son objectif ? Contribuer à l’instauration d’un climat plus apaisé sur la route, et ainsi favoriser la réduction du nombre d’accidents.

d52c7b6cbe7f2febd3972a4a6fd2695d.jpg
242040a23ee2084ad15ea66e5eefad71.jpg


A la fois épurée et tactile, la bulle Kenzo, boutique et espace spa de la marque de cosmétiques Kenzoki, se veut un lieu suspendu, hors du temps, où l’on peut se concentrer sur soi, ses sens et ses émotions.
1de08997efc2d2ad663b747930a6e609.jpg

27.08.2008

Consommer n’est plus posséder ?

Selon une étude menée par PriceMinister en France auprès d’internautes, plus de 7 personnes interrogées sur 10 estiment garder des objets dont elles n’ont plus l’usage et 95% d’entre elles ressentent le besoin de faire un grand ménage pour gagner de la place autant que pour se débarrasser de ce qui n’est plus utile. 71% des personnes interrogées estimeraient par ailleurs avoir pour plus de 100 € d’objets inutiles… (source : Altavia Open, la lettre du groupe Altavia)

Ajoutons à cela une pincée d’angoisse pour son pouvoir d’achat et un zest de culpabilité pour la planète, et la question de l’arbitrage de ses revenus revient rapidement sur le devant de la scène. Ce sac à main de grande marque hors de prix, dont je vais me servir trois fois dans l’année, en ai-je vraiment besoin ? Et puis, vu la chaîne écologique et solidaire généré par mon achat, ne devrais-je pas consommer plus responsable, moins futile ? Mais où est le plaisir, dans tout ça ?

Alors, il ne s’agit pas de renoncer à la consommation pour autant, mais de l’envisager autrement.
Tout d’abord, donner une deuxième vie à ses produits : vente sur ebay, vide-grenier, toilettage et customisation sauce « Valérie Damidot »… réfléchir avant de jeter.
Puis, passer d’une logique d’acheteur à celle d’utilisateur : agir en fonction d’un strict besoin du produit ou du service. Concrètement : utilité réelle ? J’achète. Utilité ponctuelle ? Je loue ! Pas vraiment une révolution, en fait, mais internet rend possible la généralisation de ce mode de consommation dans tous les secteurs d’activité.

Besoin d'une perceuse pour un week-end, d'un sac de luxe pour une soirée ou d'un vélo pour une semaine ? On voit ainsi apparaître des plateformes de location généralistes, comme Zilok, ou spécialisées comme Itbags-luxury.

Et en plus, loin de signifier un rejet des marques et de leurs produits, cette évolution leur ouvre au contraire de nouvelles opportunités de contact dont elles auraient tort de se priver.

25.08.2008

Quand le web design inspire la publicité

Bonjour à tous, “Marketing, what else” fait sa rentrée !

Au programme de ce premier jour de classe, une nouvelle tendance en matière de spots publicitaires qui m’a marquée cet été.

Dans la lignée des illustrations vectorielles qui fleurissent un peu partout sur les blogs, on a vu apparaître des spots publicitaires oniriques, faisant appel à des décors similaires, portés par des bandes sons très musicales, avec un discours du coup très imagé.

Bref, les publicitaires ont repris au pied de la lettre leur mission première : faire rêver pour mieux vendre des glaces, des sodas et des serviettes hygiéniques à la ménagère ?


Haagen Daz : l’invitation au voyage pour les sens.
Le premier que j’ai remarqué.



Schweppes : créateur de saveurs
Je l'admets, ce spot n’est pas très “web design”, mais il porte vraiment haut le sens du mot « onirisme ».




Always : passez une bonne semaine
A mon sens, un des pires objets publicitaires à traiter pour des créatifs…C’est sûr que le pouvoir absorbant de la spheigne, on commençait à ne plus trop faire attention.

fbead9b94395083092dc2116207b5909.jpg

17.05.2008

De l’éco-laid à l’éco-chic à l’éco-icône

(source : www.trendwatching.com/ )

2008, année du bio-culte ?

Alors que l'environnement est devenu un sujet de préoccupation pour la plupart des gens (canicule puis Grenelle obligent), on a vu la tendance éco-bio se métamorphoser, pour passer de l'« éco-laid » (des produits tristes, plus chers et moins performants que leurs homologues moins responsables), à l'éco-chic (des produits respectueux de l'environnement, tout aussi plaisants, valorisants et efficaces que les versions « polluantes »).

De plus en plus de créateurs d'entreprise se lancent dans le bio, avec une idée en tête : créer des produits pour améliorer et embellir la vie quotidienne... et préserver l'avenir. Grâce à eux, le Bio n'est plus synonyme de retour au « tout naturel », sans artifice ni ...marketing. On a désormais le droit de concilier efficacité, plaisir personnel et respect de la nature et de l'environnement de tous.

L'étape suivante, c'est le passage de l'éco-chic à l'éco-icône, et c'est pour 2008 selon Trendwatching.



En effet, les acheteurs de produits « verts » ont un sentiment d'exemplarité par rapport aux acheteurs moins consciencieux en terme de respect de l'environnement.

Ils veulent être reconnus pour cette attitude modèle par le reste de la société - d'autant plus que des millions de gens sont désormais susceptibles d'être impressionnés par leur mode de vie - et pour cela ils ont besoin de produits « stars » : des produits au design inédit -évidemment, qui ne ressemblent surtout pas à un homologue éco-irresponsable - , suffisamment médiatisés de sorte que le grand public puisse les reconnaître au premier coup d'œil, et qui incarneront ainsi de la conscience verte de leur propriétaire.



Exemples :

La célébrité du moment en la matière, c'est sans doute la Toyota Prius, depuis qu'elle a été adoptée par nombre de stars hollywoodiennes. Et la première raison d'achat de la Prius, citée par 57% de ses propriétaires dans une étude réalisée pour le CNW Marketing Research, reprise par Trendwatching, c'est qu'elle leur donne une crédibilité écologique.

1d3285a925d92fe952dd6e8f78eaf3f9.jpg


Mais Trendwatching présente également des exemples dans d'autres secteurs d'activité :

Une société néo-zélandaise, Beauty Engineered Forever , a développé une gamme de produits d'entretien à base d'huiles essentielles et d'ingrédients naturels. Leur « plus » ? Le packaging, clin d'œil au vécu du consommateur avec des noms tels que « I'll do your dirty work » ou « Trust me with your delicates ». Ecolo, cool et définitivement repérable dans une cuisine.

64dc0f225e6c2df223ef1a3e0be8865d.jpg



Cortland a conçu des sacs à main incorporant un panneau solaire, qui s'utilisent très facilement. Il se recharge à l'extérieur et à l'intérieur, en le plaçant près d'une fenêtre, et permet de collecter suffisamment d'énergie pour recharger un téléphone portable ou un ipod.

f36a01104ec772b7feaa2a2b2d808b63.jpg



Néanmoins, tout ceci reste vrai... tant que les consommateurs ont encore le choix : acheter « vert » ou pas.

Trendwatching conclut son brief sur cette note : pour que les résultats soient mesurables en bénéfices réels pour l'environnement, il faudra plus que quelques éco-icônes. Ce qui signifie très probablement que de plus en plus de produits de notre quotidien deviendront obligatoirement écolo, que ce soit par la volonté des fabricants ou l'intervention des gouvernements, de telle sorte que les consommateurs n'auront pas d'autre choix que d'opter pour des produits « eco-friendly ».