23.07.2008
La gourmandise est-elle un vilain défaut ?
Source : LSA
En ces temps de mangerbouger.fr et de régime bikini, LINDT revendique bravement l'axe de la gourmandise avec sa nouvelle gamme "Maxi Plaisir".
Au menu : trois alléchantes tablettes de chocolat praliné, avec au choix lait praliné /noisettes, lait praliné / amandes et noir praliné / noisettes. Leur particularité ? Le maxi format de 220g, avec des carrés de praliné volumineux, "si généreux", dixit Lindt, agrémentés de noisettes ou d'amandes entières à l'intérieur....

A l'occasion de ce lancement, LINDT a sobrement mis en place une opération promotionnelle en magasin via l'emballage des tablettes, avec un premier achat 100% remboursé ; je n'ai pas vu de communication par ailleurs.
Alors que les chocolatiers rivalisent d'inventivité (de perversité, devrait-on dire ?) pour revisiter et animer leurs gammes, en faire des produits sophistiqués pour amateurs éclairés, la gourmandise, la vraie, est-elle, plus que jamais un vilain défaut qu'il est politiquement incorrect d'entretenir en dehors de Pâques et de Noël, où elle est collectivement tolérée y compris en mass media ?
J'aimerais bien voir un spot TV où la gourmandise est pleinement assumée... ça changerait des spots démagogiques où l'on nous explique qu'il y a plein de bon lait et de l'énergie pour se dépenser. Comme si j'achetais de la pâte à tartiner pour me dépenser !
08:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : réflexion, gourmandise, chocolat, Lindt, politiquement correct
06.07.2008
La revanche des trentenaires
Gentil trentenaire tant ignoré des marketeurs et des publicitaires trop occupés à s'entredéchirer le porte-monnaie des Seniors ou de leurs petits-enfants de 15-25 ans (à moins que tu ne sois gay, ou une femme), pendant que tu vis dans un monde qu'ils jugent triste et trop sérieux.... sache que 2 possibilités s'offrent à toi.
Possibilité n°1 : le refuge dans la nostalgie de ta douce enfance.
Celle-là, on ne va pas la refaire en boucle, ça fait 10 ans qu'on te répète entre 2 "gloubiboulga night" que tu ne veux pas grandir.
Cet été, tu auras le droit à la "bande à Dorothée" quasi au grand complet grâce à AB1 (alors qu'une autre chaîne de la TNT diffuse en boucle "les vacances de l'amour", pendant qu'une troisième concurrente vient de ressortir "Ulysse 31" - je suis dans la cible, il faut croire...), que tu pourras regarder en faisant ton cahier de vacances pour adultes ...

... ou tu profiteras d'une pub Carambar pour te moquer de la génération Tokyo Hotel, et au passage redécouvrir les "petites annonces d'Elie", parce que quand même il t'a bien fait rire (notez que ladite génération s'est empressée de rétorquer par d'autres petites annonces "home made" sur Dailymotion...)
Possibilité n°2 : l'espoir d'un monde meilleur ...
... où enfin plus aucun publicitaire ne t'ignorera. Tu n'y crois pas ? Pour t'en convaincre, va donc faire un tour sur le site d'Influencia, qui résume les résultats d'une étude réalisée par Proximity Worldwide sur notre "génération perdue".
Plus sain, plus bio, plus intelligent ... le monde que les trentenaires réclament n'a pas l'air très éclatant. Il n'empêche que, peu à peu, ils finiront par prendre le pouvoir et à asseoir leur influence, aussi les marques qui veulent perdurer ont intérêt à s'intéresser de très près aux valeurs et aux besoins de ces "parents fiers de l'être", et ce dès maintenant.
21:37 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réflexion, marketing générationnel



