29.09.2008
Yves Rocher fait peau neuve
(Source : LSA - emarketing.fr – emballagedigest.fr )
Yves Rocher, qui fêtera bientôt ses cinquante ans, a confié pour l'occasion à l’agence de design Saguez&Partners la refonte de son identité visuelle et de ses magasins, avec comme mission de renforcer son image de créateur du concept de "Cosmétique végétale".
Le nouveau logo représente les initiales YR enlacées, le Y suggérant un tronc et le R une feuille, sur fond de vert mousse et de brun représentant le végétal et la terre. Il s’accompagnera de la signature « Créateur de la Cosmétique végétale® » : rien de moins.

Les nouveaux magasins, baptisés « Atelier Cosmétique Végétale », veulent traduire le fait qu’Yves Rocher est à la fois récoltant, fabricant et distributeur de cosmétique végétale. Ils se divisent donc en trois espaces :
• Le premier est « la Serre végétale », où l’on trouve des produits qui évoquent la cueillette et le fruit. Les matériaux employés, naturels et bruts sont issus l’univers de l’atelier (échelles, toiles) et du jardin (vitrine en verre-armé, pots en terre remplis de produits, ardoise)
• Le second, « le Laboratoire végétal », rappelle l’expertise scientifique de la marque, avec d’un côté les produits issus de la phytothérapie, et de l’autre les soins anti-âge. Cet espace sera aussi segmenté par âge,
• le troisième espace, « l’Institut à l’heure végétale », accueille les cabines de soin.

Ce nouveau concept de point de vente est également conçu pour limiter son empreinte environnementale, avec comme objectif de réduire de 30% les éléments de PLV imprimés (vitrines, leaflets, chevalets d’information, ...), et une étude bilan carbone doit être conduite prochainement pour maîtriser l’ensemble de l’impact environnemental du magasin.
Trois magasins testeront ce concept dès octobre, et le déploiement commencera véritablement en 2009 (pour un coût d'environ 200 millions d’euros pour les 1600 magasins de la marque à travers le monde). Ce nouveau concept doit permettre d’accroître le CA de l’ordre de 15% par m2.
Pour patienter, je vous invite également à découvrir le très réussi magasin virtuel de la marque, accessible depuis la page d’accueil de la boutique en ligne d’Yves Rocher, ou en cliquant ici
Totalement virtuel et en 3D, il ne vend rien : son objectif est de développer le trafic dans les points de vente et les instituts de soins, en préparant les internautes à leur visite en magasin.

Pour cela, le site propose une découverte virtuelle mêlant vidéo, textes, sons et images d'un magasin, accompagnée ou non selon votre choix par une conseillère répondant au nom de Julie. Quel que soit le mode de visite choisi, vous découvrirez en trois dimensions le concept de vente d'Yves Rocher, les produits et les univers existants, ainsi que les soins qui peuvent être dispensés dans un magasin de l'enseigne. J’ajoute que la navigation est très agréable.
Pour inciter les internautes à pousser la porte des instituts de soins, le site leur propose également de localiser le point de vente le plus proche de chez eux et de prendre un rendez-vous grâce à un système de call back.
Au final, voici donc une marque très attentive à l'expérience client, quel que soit le point d'entrée. Ce n'est pas tellement surprenant de la part d'un VPCiste, naturellement orienté "marketing client" autant que "marketing produit", mais le sens et la cohérence donnés à chaque action de la marque mérite d'être soulignés.
14:39 Publié dans Expérience lieu de vente, Expérience web, Marketing durable, Marques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : boutique en ligne, yves rocher, marketing durable, concept point de vente, marque
25.07.2008
La gourmandise n’est pas un vilain défaut.
… En tout cas en matière de produits cosmétiques. Est-ce avec une certaine dose de sadisme que les fabricants nous proposent des soins pour le corps toujours plus appétissants ? Après la cosmétique nature, la cosmétique technologique et la cosmétique glam’, voici la cosmétique miam … un vrai supplice de Tantale !
Les fruits
Les fruits ont été parmi les premiers aliments à avoir été mis en avant dans les cosmétiques, mais à l’origine plutôt sous un angle « la nature et ses bienfaits ».
C’était notamment le cas de la gamme « Plaisirs Nature » d’ Yves Rocher, alors qu’aujourd’hui la marque nous invite plutôt à « croquer » ses produits.
« GOURMANDE ? Et alors ? », nous interroge Yves Rocher sur son site web.

Le lait hydratant se transforme en « voile gourmand », à la texture « onctueuse » et aux parfums « irrésistiblement gourmands ». Au menu : vanille, coco, mûre, pêche, kiwi, framboise… des arômes pétillants et sensuels associés au beurre de karité pour une peau veloutée.
Les sucreries
Inspirées par les senteurs provençales, les gammes de L’Occitane sont axées chacune sur un ingrédient naturel particulier : lavande, olive, rose, fleur de cerisier, immortelle…
Mais la gamme des gourmandes, c’est celle de l’amande, réservée à la fermeté du corps, avec ses crèmes « courbes exquises » et « joli ventre », et surtout l’exfoliant corps « pâte délice d’amande », hummm.

La gamme Amande a été enrichie récemment d’une variante Amande Pomme anti-âge, pour une peau « à la fois ferme et douce comme une amande, et lisse et rebondie comme la pomme », avec notamment sur la carte une délicieuse « compote exfoliante ».
Mais le « clou » de la gamme gourmande et sucrée revient à la série limitée Ladurée par Sephora, de la fin de l’année dernière.

Des sels de bains aux senteurs de chantilly et de biscuit, des gloss macarons à la vanille ou à la violette, une poudre pour le corps senteur brioche… Succomber aux douceurs de Ladurée sans prendre un gramme ? C’était le miracle de Noël, et un véritable succès à la clé.
La crème fouettée
La crème hydratante, c’est triste, c’est gras, ça met du temps à sécher… On rêve alors de la texture à la fois aérienne et réconfortante d’une chantilly, et la crème pour le corps devient « fouettée ».
Besoin d’un réconfort corporel ? Vous reprendrez bien un peu de « soufflé au gingembre » d’ Origins, ou de la crème fouettée Natural Sea Beauty au Club des Créateurs de Beauté.

Le chocolat
Source de bien des tourments caloriques, le chocolat inspire diablement la cosmétique.
Thémis nous présente sa « recette pour une cosmétique éthique » : des soins à base de beurre de cacao, de karité, d’huile de sésame et de canne à sucre…qui constituent une gamme pour le corps très sensorielle, jugez plutôt : gommage couleur café, baume fouetté… et la vedette de la gamme, le masque chocolat, on en mangerait.

Mention spéciale à la gamme Cacao Explosion de Nivéa Hair Cair, avec un shampoing et un après-shampooing richement parfumés, et que dire du Gloss Couleur et de sa belle texture brillante de chocolat fondu.

Quant à Sephora, définitivement la marque la plus tentatrice, c’est dans une ligne pour le corps complète chocolat-pralines qu’elle nous invite à nous fondre : gel-douche, crème pour les mains, baume pour le corps, eau de toilette… les amatrices de cacao sont à la fête ! Le tout pouvant être agrémenté d’un savon « tablette follement chocolat », ou de galets pour le bain saveur « nougat ».
12:21 Publié dans Produits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beauté gourmande, cosmétique, Sephora, Yves Rocher, Origins, Themis, CCB
19.06.2008
Marketing mobile : ça bouge
Après le retour d’expérience d'Yves Rocher, sur l’utilisation du canal téléphone mobile pour soutenir le lancement d’une nouvelle gamme de maquillage destinée à une cible 16-25 ans, c’est au tour de Procter & Gamble de livrer ses premiers résultats en la matière au Journal du Net, pour le lancement du parfum Touch of Pink de Lacoste (également destiné à une cible jeune femme de 16-25 ans).
L’idée : le mobile est un outil qui permet d’établir une relation constante avec les clientes, en particulier sur le lieu de vente. De plus, avec le développement de l’internet mobile, il est désormais possible de créer des liens vers des sites dédiés pour renforcer cette interactivité, à l’identique de ce qui se fait aujourd’hui par e-mailing.
Mais les consommatrices sont elles favorables à recevoir des SMS publicitaires sur un support aussi privé que leur téléphone ? Quelle est la durée de vie d’un SMS promotionnel avant qu’il soit supprimé, s’il n’est pas « utilisé » ? Le SMS est-il un canal équivalent à l’e-mailing en termes de transformation et de viralité ?
Ces deux retours d’expérience nous en apprennent un peu plus.
L’objectif d’ Yves Rocher était de créer du trafic dans les points de vente de la marque en France.

Dans un premier temps, chaque cliente a reçu, selon son téléphone, un SMS, un MMS ou un lien cliquable renvoyant vers le site internet mobile de l’opération, contenant une offre promotionnelle destinée à générer le trafic (un mini gloss offert pour tout achat d’un produit de la nouvelle gamme).
Dans un 2e temps, les clientes avaient la possibilité d’envoyer des SMS à leurs contacts depuis le site web.
Pour Procter & Gamble, l’objectif était de développer la notoriété du nouveau parfum, et de créer de l’interactivité avec les consommatrices.
Le mobile a été utilisé en complément d’une vaste campagne multi-canal, incluant les medias de masse traditionnels et un site Internet « fixe ». Le dispositif mobile consistait en du placement de bannières sur les grands sites mobiles féminins, et l’envoi de 10 000 SMS comportant un lien vers un site wap.

Le site mobile proposait notamment de recevoir un échantillon gratuit du parfum, de participer à un jeu-concours sous la forme d'un instant gagnant pour gagner un coffret Lacoste Touch of Pink, et d'envoyer un « message d'amour » par MMS.
Dans ces deux cas, le constat des marques est similaire : sur une cible jeune, le mobile est un excellent vecteur de communication : dans le cas de Procter, une étude menée post-campagne montre que 94% des destinataires du SMS sont favorables à ce genre de communication. Dans le cas d’Yves Rocher, on souligne aussi que les destinatrices se sont avérées êtres de bonnes ambassadrices, puisqu’environ 1000 d’entre elles ont transféré le message à leurs amies.
Le mobile inciterait également fortement à l’action, quand le message est assorti d’une promotion, et la possibilité de transférer ce « bon plan » à des amies permet aussi de démultiplier la transformation.
Illustration par une anecdote personnelle : Etam utilise de temps à autre le canal SMS pour proposer X% de réduction tel jour sur présentation du message. Je peux certifier à la Direction Marketing d'Etam que ce n’est pas seulement la destinataire du SMS qui se déplace sur le lieu de vente pour profiter de la promotion ...
Néanmoins, je pense que les marques qui veulent s’essayer au marketing mobile doivent, encore plus que pour l’e-mailing, être extrêmement pertinentes en ce qui concerne leur cible.
Entre les spams, les newsletters auxquelles on se ne rappelle même plus que l’on est abonné, les campagnes diverses de marques auxquelles on a donné son opt’in, et enfin les messages personnels, les messageries électroniques sont saturées. Mais on a fini par s’y habituer.
Par contre (et peut-être aussi un peu par conséquent), le téléphone mobile appartient, pour la majorité des gens, au domaine du privé. Des SMS publicitaires : oui, mais à condition qu’ils soient émis par des marques avec lesquelles on a tellement d’affinités qu’elles sont acceptées dans le cercle privé, et qu’ils contiennent un message suffisamment important / urgent pour justifier d’être envoyé par ce biais.
Un e-mail mal ciblé suscite, au pire, du désintérêt. Un SMS mal ciblé risque, à mon sens, de susciter un vrai rejet.
Les 15-25 ans semblent peut-être moins regardants à ce sujet, plus ouverts à la nouveauté et aux propositions d’essais. Mais prudence, car ils sont aussi plus radicaux dans leurs réactions, et très sélectifs en ce qui concerne les « bons plans » qui les concernent vraiment.
08:00 Publié dans Marketing mobile, Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marketing mobile, 15-25 ans, interactivité, Yves Rocher, Lacoste, Etam



