14.10.2008

Les 2 vaches me répondent

Le 26 septembre dernier, j'ai écrit un article un peu critique sur une campagne promotionnelle de la marque de yaourts bio Les 2 vaches, qui prônait le respect de l'environnement et de la planète ... sur des tracts imprimés et distribués en toute boîte (Cliquez ici pour lire l'article)

J'ai également écrit aux Relations Clientèle des 2 vaches, pour leur faire part de mon étonnement, et les 2 vaches m'ont répondu, rapidement de surcroît (une semaine après mon mail, ce qui est vraiment bien), et de façon très pertinente, comme je vous invite à le constater ci-dessous :

Bonjour,

Les 2 Vaches vous remercient de l'intérêt que vous semblez porter à leur marque. De plus, c'est grace à des personnes comme vous, qui prennent la peine de leur écrire, qu'elles peuvent progresser.
Vous avez raison, nous sommes bien obligées de nous faire connaitre. Nous avons de grandes ambitions, et plus nous aurons de consommateurs, plus nous aurons les moyens de pouvoir agir en faveur de la bio. C'est pour cela que nous devons avoir recours à des actions promotionnelles.
Ce que vous écrivez est trés pertinent et nous sommes bien conscients de la problématique que vous soulevez. Nous avions pensé avoir répondu en partie à ce souci en concevant un tract qui se garde. Les tracts habituels se jettent, celui-là reste comme une carte postale,
aprés avoir détaché le coupon, et nous avons eu déjà le plaisir de le voir accroché à un mur ou à une fenêtre.

Nous menons aussi le même type de réflexion concernant nos suremballages. Ils sont nécessaires afin de mieux nous faire repérer en linéaire, et aussi parce que nous avons beaucoup de choses à dire. Cependant nous avons pris la décision de les enlever dès lors que la variété est suffisamment connue. Ainsi, nous n'avons déjà plus de suremballages sur la variété nature et la variété vanille.

Nous espérons avoir répondu à vos interrogations.
Vachement cordialement

Les 2 Vaches et leur équipe



N'ayons pas peur de le dire : vachement bien, non ?

02.10.2008

« Green rewards » : l’écologie comme argument de promotion d’un programme de fidélité

Lancé par des Britanniques, Green Rewards est un programme de fidélité qui récompense les achats quotidiens de ses adhérents par des primes écologiques.

Concrètement, comment ça marche? Ecologie oblige, tout se passe « en ligne ».

Les adhérents doivent d’abord s’identifier sur le site de Green Rewards, puis se connecter aux sites marchands qui les intéressent via l’interface de Green Rewards pour faire leurs achats, et ainsi gagner des points fidélité.

Il existe 2 listes de commerçants :

  • la liste "Shops", où les internautes peuvent effectuer leurs achats auprès de 900 commerces traditionnels (Marks & Spencer, Body Shop…),

  • la "Green Shops", qui propose des articles écologiques, du type mini-panneaux solaires portatifs, noix de lessive (qui remplacent le détergent), vêtements fabriqués à partir de coton biologique...

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Les points récoltés dans les 2 listes peuvent ensuite être échangés contre des produits et des services écologiques, ou bien encore reversés à des associations agissant en faveur de l’environnement.


Pour aller plus loin dans l’expérience écologique, le site comprend une section "Greener living" et "Green TV", offrant des reportages et des astuces aux consommateurs concernant la protection de l’environnement, le commerce équitable, la réduction de son empreinte carbone etc.
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La force de ce programme, je pense, c’est qu’avec 900 commerçants partenaires, il couvre l’ensemble des besoins d’achat des adhérents, du supermarché aux téléphones portables. Quasiment tout achat que vous êtes susceptible de faire en ligne peut passer par l’interface de Green Rewards, et vous rapporter des points fidélité. Vous allez donc bénéficier rapidement de primes, ce qui, outre l’argument écologique, est très motivant : ce n’est pas tout qu’un programme de fidélité soit éco-vertueux, s’il n’est pas intéressant en terme de récompense, pourquoi le substituer à ses programmes de fidélité classiques ?

Sa faiblesse, c’est qu’il ne fonctionne que on-line. Certes, on peut toujours arguer, comme Green Rewards, que cela fait des économies de carburant pour l’acheteur, sans parler du carbone gaspillé pour fabriquer une carte en plastique sur laquelle enregistrer chaque achat réaliser chez un partenaire « off-line ».
Mais après tout, les cartes bancaires aussi se mettent au vert, avec le développement de cartes en matériaux recyclables (cf les cartes de la banque américains Arthur Blank & Co : « AB Recycled Card », fabriquée à 100% avec du plastique recyclé, et « Corn Card », fabriquée avec un composant de maïs ), alors à quand la carte co-brandée Green Rewards ?

En attendant, fort de son succès outre-Manche, Green Rewards va prochainement s'étendre au Canada.

29.09.2008

Yves Rocher fait peau neuve

(Source : LSA - emarketing.fr – emballagedigest.fr )

Yves Rocher, qui fêtera bientôt ses cinquante ans, a confié pour l'occasion à l’agence de design Saguez&Partners la refonte de son identité visuelle et de ses magasins, avec comme mission de renforcer son image de créateur du concept de "Cosmétique végétale".

Le nouveau logo représente les initiales YR enlacées, le Y suggérant un tronc et le R une feuille, sur fond de vert mousse et de brun représentant le végétal et la terre. Il s’accompagnera de la signature « Créateur de la Cosmétique végétale® » : rien de moins.

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Les nouveaux magasins, baptisés « Atelier Cosmétique Végétale », veulent traduire le fait qu’Yves Rocher est à la fois récoltant, fabricant et distributeur de cosmétique végétale. Ils se divisent donc en trois espaces :
• Le premier est « la Serre végétale », où l’on trouve des produits qui évoquent la cueillette et le fruit. Les matériaux employés, naturels et bruts sont issus l’univers de l’atelier (échelles, toiles) et du jardin (vitrine en verre-armé, pots en terre remplis de produits, ardoise)
• Le second, « le Laboratoire végétal », rappelle l’expertise scientifique de la marque, avec d’un côté les produits issus de la phytothérapie, et de l’autre les soins anti-âge. Cet espace sera aussi segmenté par âge,
• le troisième espace, « l’Institut à l’heure végétale », accueille les cabines de soin.

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Ce nouveau concept de point de vente est également conçu pour limiter son empreinte environnementale, avec comme objectif de réduire de 30% les éléments de PLV imprimés (vitrines, leaflets, chevalets d’information, ...), et une étude bilan carbone doit être conduite prochainement pour maîtriser l’ensemble de l’impact environnemental du magasin.

Trois magasins testeront ce concept dès octobre, et le déploiement commencera véritablement en 2009 (pour un coût d'environ 200 millions d’euros pour les 1600 magasins de la marque à travers le monde). Ce nouveau concept doit permettre d’accroître le CA de l’ordre de 15% par m2.


Pour patienter, je vous invite également à découvrir le très réussi magasin virtuel de la marque, accessible depuis la page d’accueil de la boutique en ligne d’Yves Rocher, ou en cliquant ici

Totalement virtuel et en 3D, il ne vend rien : son objectif est de développer le trafic dans les points de vente et les instituts de soins, en préparant les internautes à leur visite en magasin.

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Pour cela, le site propose une découverte virtuelle mêlant vidéo, textes, sons et images d'un magasin, accompagnée ou non selon votre choix par une conseillère répondant au nom de Julie. Quel que soit le mode de visite choisi, vous découvrirez en trois dimensions le concept de vente d'Yves Rocher, les produits et les univers existants, ainsi que les soins qui peuvent être dispensés dans un magasin de l'enseigne. J’ajoute que la navigation est très agréable.

Pour inciter les internautes à pousser la porte des instituts de soins, le site leur propose également de localiser le point de vente le plus proche de chez eux et de prendre un rendez-vous grâce à un système de call back.


Au final, voici donc une marque très attentive à l'expérience client, quel que soit le point d'entrée. Ce n'est pas tellement surprenant de la part d'un VPCiste, naturellement orienté "marketing client" autant que "marketing produit", mais le sens et la cohérence donnés à chaque action de la marque mérite d'être soulignés.

26.09.2008

Boîte (aux lettres) à Meuh

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J'ai eu la surprise de trouver il y a deux semaine dans ma boîte aux lettre ce tract promotionnel pour la marque de produits laitiers "joyeusement bio" Les 2 vaches.
Suprise, en effet, car pour une marque qui prône l'action écologique en faveur de la planète, jusque sur le tract en question (1 € reversé à des associations écologiques pour chaque achat d'un produit porteur de l'opération), il me semble contradictoire de distribuer des imprimés toutes boîtes, non ?

Certes, ils sont imprimés sur du papier recyclé, mais vu la qualité du résultat, je doute que ce soit réalisé selon un cahier des charges Imprim'Vert (label certifiant des imprimeurs engagés dans une démarche écologique, pour en savoir plus vous pouvez consulter le blog d'Arnaud Meunier ici ). J'ai d'ailleurs écrit aux "deux vaches" pour avoir leur réaction, mais pour le moment je n'ai pas reçu de réponse...

Voilà qui pose le problème de la promotion "verte" de masse : si on veut que le réflexe bio se développe, il faut rendre le bio accessible au plus grand nombre, en termes de prix mais également de réseau de distribution, et promouvoir les marques pour qu'elles acquièrent de la notoriété.

Côté distribution, le placement en GMS semble incontournable pour toucher le plus grand nombre de foyers : mais alors comment émerger face aux "poids lourds" de sa catégorie ?

Jusqu'à présent, on n'a rien inventé de mieux que le couponing "papier" pour faire découvrir une marque et acquérir de nouveaux clients. Quid du couponing électronique, par SMS ou mieux, par MMS, sur présentation en caisse (à condition de disposer d'une base de numéros de téléphones portables importante) ? Quid des opérations promotionnelles co-brandées, pour diviser l'impact environnemental de chaque marque ?

Mais la question de fond reste celle-ci : distribution de masse et marques bio ou équitables sont elles vraiment compatibles ?


05.06.2008

Bientôt un portable écolo chez Nokia ?

Source : www.mobinaute.com

La recherche de l’éco-conception touche tous les secteurs, y compris les téléphones portables, comme en témoigne ce concept-phone imaginé par Nokia, et présenté en février au Mobile World Congress : le « Remade ».

Fabriqué à partir de canettes d’aluminium, de bouteilles de plastiques et de pneus de voitures ( !), il privilégie également l’emploi de composants électroniques non toxiques et devrait être peu gourmand en énergie, grâce à un écran et un chargeur optimisés.

Et en plus, son design n’a rien à envier aux autres portables !

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31.05.2008

Nocibé se dote d'un espace bio

Alors que Sephora et Marionnaud se recentrent sur des concepts haut de gamme, Nocibé se lance dans le bio en accueillant 4 marques, distribuées en magasin dans un corner dédié, ainsi que sur le site www.nocibe.fr :
- Sanoflore
- Phyt's,
- Natescience
- Themis

"En proposant une gamme de produits rigoureusement sélectionnés, Nocibé souhaite rendre la cosmétique Bio plus accessible et ainsi accompagner ses clientes dans leur envie de naturalité", expose Xavier Dura, président de Nocibé, dans un communiqué de la marque.

C’est de toute façon le « sens de l’histoire » : d'après le cabinet Opremys, cité par e.marketing, les marques bio représentaient en 2006 2,5% du marché français de la cosmétique, mais devraient atteindre 10% en 2010.

Il y aura donc de la place dans le circuit de distribution sélectif pour les marques bio qui souhaiteraient l’investir, alors que d'autres préféreront néanmoins rester dans la « neutralité marketing » de l’environnement des parapharmacies.

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17.05.2008

Dans le carton, tout est bon

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Chaque jour, les Français réalisent le geste anodin d'acheter du lait et des jus de fruits, mais cela n'est pas sans conséquence, puisque cet acte implique la production annuelle de plus de 5 milliards d'emballages, ayant un impact certain sur l'environnement (source : Tetrapak).


Tetra Pak lance une campagne cosignée par le WWF France, pour sensibiliser le consommateur sur l'importance de ses choix en matière d'emballage, pour la préservation de la planète.


Relayée en affichage dans les villes de plus de 100 000 habitants et les gares parisiennes, la campagne interpelle les consommateurs en mettant en scène une brique de carton portant des questions comme : "quel emballage choisir pour mieux préserver la planète ?", et les renvoie au site www.cartonpourlaterre.com pour y trouver la réponse


Sur ce site - joliment réalisé, par ailleurs -, Tetra Pak expose de façon très pédagogique en quoi les emballages carton sont plus respectueux de l'environnement que leurs homologues verre et plastique, et comment la marque agit pour produire plus « responsable », de la gestion des forêts à l'incitation au tri des déchets, pour favoriser le recyclage des emballages. On peut aussi approfondir certains sujets en cliquant sur les liens proposés par Tetra Pak.


Après l'information, l'interaction, avec notamment :

  • un petit module permettant à l'internaute de calculer l'impact en rejet de CO2 de ses achats de liquides alimentaires,

  • une rubrique ludique, baptisée «sourire», sur laquelle on peut, en quelques clics, faire un coloriage, un puzzle, ou répondre à un quizz pour savoir si on est plutôt «Docteur Gâchis ou Mister Vert »

  • une charte par laquelle l'internaute peut s'engager, en la signant en ligne, à privilégier le carton dans ses achats, à trier ses déchets, et à interpeller ses élus locaux sur le sujet.




Au final, une campagne informative concrète, positive, et de grande qualité.

Monoprix lave plus vert

En collaboration avec l'Agence Nationale du Service à la Personne, l'OPCALIA et l'Académie de la Propreté, Monoprix annonce le lancement de la première formation professionnelle au ménage « vert ».


Cette formation, proposée dans un premier temps à des entreprises de prestation de services d'Ile de France, a comme objectif de « favoriser des pratiques plus respectueuses de l'environnement et à participer à la professionnalisation du secteur des services à la personne, en permettant aux participants d'acquérir de nouvelles compétences et en valorisant leur métier. », dixit le site internet www.menage-vert.com


Le site internet, ouvert à tous, présente les objectifs de la formation, les différents intervenants, et des témoignages des sociétés de services participantes. Pour le grand public, il propose aussi des conseils et des astuces pour un ménage plus respectueux de l'environnement.

Bien sûr, il met l'accent sur la gamme de produits d'entretien de Monoprix.


Au moment où Leclerc, Carrefour et Super U investissent fortement en télévision pour médiatiser leurs produits équitables ou leurs gammes écologiques, et se forger ainsi une respectabilité en la matière, voici une initiative intéressante de la part de Monoprix pour mettre en avant ses propres produits verts.


En effet, c'est un excellent canal de bouche-à-oreille : quelle meilleurs prescripteurs de produits d'entretien verts que les agents de ménages qui interviennent chez des particuliers, pour toucher justement ces particuliers ? En dehors du prix de vente, un des principaux obstacles à l'utilisation de produits d'entretien verts était leur supposée efficacité moindre par rapport aux détergents. Mais comment convaincre les Français de les essayer... pour les adopter ? En apportant la preuve de leur efficacité comparable aux produits classiques, grâce aux agents de ménage, directement dans les foyers.


Et il serait injuste de réduire cette initiative à une simple mécanique d'échantillonnage et de valorisation de son image d'entreprise citoyenne : bien sûr que des retombées positives sont attendues dans ces deux domaines... mais ce partenariat s'inscrit dans une démarche de développement durable réelle, en mettant la formation et la professionnalisation au cœur du dispositif, ce qui mérite d'être souligné.

De l’éco-laid à l’éco-chic à l’éco-icône

(source : www.trendwatching.com/ )

2008, année du bio-culte ?

Alors que l'environnement est devenu un sujet de préoccupation pour la plupart des gens (canicule puis Grenelle obligent), on a vu la tendance éco-bio se métamorphoser, pour passer de l'« éco-laid » (des produits tristes, plus chers et moins performants que leurs homologues moins responsables), à l'éco-chic (des produits respectueux de l'environnement, tout aussi plaisants, valorisants et efficaces que les versions « polluantes »).

De plus en plus de créateurs d'entreprise se lancent dans le bio, avec une idée en tête : créer des produits pour améliorer et embellir la vie quotidienne... et préserver l'avenir. Grâce à eux, le Bio n'est plus synonyme de retour au « tout naturel », sans artifice ni ...marketing. On a désormais le droit de concilier efficacité, plaisir personnel et respect de la nature et de l'environnement de tous.

L'étape suivante, c'est le passage de l'éco-chic à l'éco-icône, et c'est pour 2008 selon Trendwatching.



En effet, les acheteurs de produits « verts » ont un sentiment d'exemplarité par rapport aux acheteurs moins consciencieux en terme de respect de l'environnement.

Ils veulent être reconnus pour cette attitude modèle par le reste de la société - d'autant plus que des millions de gens sont désormais susceptibles d'être impressionnés par leur mode de vie - et pour cela ils ont besoin de produits « stars » : des produits au design inédit -évidemment, qui ne ressemblent surtout pas à un homologue éco-irresponsable - , suffisamment médiatisés de sorte que le grand public puisse les reconnaître au premier coup d'œil, et qui incarneront ainsi de la conscience verte de leur propriétaire.



Exemples :

La célébrité du moment en la matière, c'est sans doute la Toyota Prius, depuis qu'elle a été adoptée par nombre de stars hollywoodiennes. Et la première raison d'achat de la Prius, citée par 57% de ses propriétaires dans une étude réalisée pour le CNW Marketing Research, reprise par Trendwatching, c'est qu'elle leur donne une crédibilité écologique.

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Mais Trendwatching présente également des exemples dans d'autres secteurs d'activité :

Une société néo-zélandaise, Beauty Engineered Forever , a développé une gamme de produits d'entretien à base d'huiles essentielles et d'ingrédients naturels. Leur « plus » ? Le packaging, clin d'œil au vécu du consommateur avec des noms tels que « I'll do your dirty work » ou « Trust me with your delicates ». Ecolo, cool et définitivement repérable dans une cuisine.

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Cortland a conçu des sacs à main incorporant un panneau solaire, qui s'utilisent très facilement. Il se recharge à l'extérieur et à l'intérieur, en le plaçant près d'une fenêtre, et permet de collecter suffisamment d'énergie pour recharger un téléphone portable ou un ipod.

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Néanmoins, tout ceci reste vrai... tant que les consommateurs ont encore le choix : acheter « vert » ou pas.

Trendwatching conclut son brief sur cette note : pour que les résultats soient mesurables en bénéfices réels pour l'environnement, il faudra plus que quelques éco-icônes. Ce qui signifie très probablement que de plus en plus de produits de notre quotidien deviendront obligatoirement écolo, que ce soit par la volonté des fabricants ou l'intervention des gouvernements, de telle sorte que les consommateurs n'auront pas d'autre choix que d'opter pour des produits « eco-friendly ».

Sanex lance des déodorants à la pierre d'alun

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Surfant (à son tour) sur la vague des minéraux - très en vogue dans les cosmétiques - et du bio, Sara Lee lance la gamme Sanex NaturProtect, 4 déodorants intégrant de la pierre d'alun dans leur formulation :

  • 2 déodorants peau sensible, en spray et en bille

  • 2 déodorants peau normale, idem


Les produits sont par ailleurs sans paraben.

Les acheteurs de produits d'hygiène bio ne s'y tromperont néanmoins pas : il s'agit de produits "bio-like", "d'inspiration bio", mais pas de vrais produits bio.

D'aucuns diront que c'est trompeur, que la grande consommation récupère déjà une tendance de consommation émergente : acheter responsable et respectueux de l'environnement, au détriment des acteurs authentiques, en induisant le consommateur en erreur.

Mais, c'est un vrai débat : sans la grande consommation, et sans un passage par le "bio-like", le bio peut-il vraiment devenir le mode de consommation majoritaire ? On pourra ensuite se demander s'il est souhaitable, pour la nature et ses ressources fragiles, que le monde entier se mette à consommer bio...



Pour info :

L'alun est un antiseptique et un astringent : concrètement, il régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte contre les bactéries responsables des odeurs ... désagréables. Pour les hommes, il est aussi efficace comme après-rasage, pour apaiser le feu du rasoir.

La pierre d'alun est d'ailleurs principalement commercialisée comme déodorant dans la plupart des boutiques bio.

A noter qu'il y a un débat sur la toxicité de l'aluminium contenu par l'alun.