31.05.2008
Nocibé se dote d'un espace bio
Alors que Sephora et Marionnaud se recentrent sur des concepts haut de gamme, Nocibé se lance dans le bio en accueillant 4 marques, distribuées en magasin dans un corner dédié, ainsi que sur le site www.nocibe.fr :
- Sanoflore
- Phyt's,
- Natescience
- Themis
"En proposant une gamme de produits rigoureusement sélectionnés, Nocibé souhaite rendre la cosmétique Bio plus accessible et ainsi accompagner ses clientes dans leur envie de naturalité", expose Xavier Dura, président de Nocibé, dans un communiqué de la marque.
C’est de toute façon le « sens de l’histoire » : d'après le cabinet Opremys, cité par e.marketing, les marques bio représentaient en 2006 2,5% du marché français de la cosmétique, mais devraient atteindre 10% en 2010.
Il y aura donc de la place dans le circuit de distribution sélectif pour les marques bio qui souhaiteraient l’investir, alors que d'autres préféreront néanmoins rester dans la « neutralité marketing » de l’environnement des parapharmacies.

10:15 Publié dans Marketing durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bio, marketing durable, Nocibé, beauté
30.05.2008
Mes "innovations marketing de l'année", à la soirée des Trophées Marketing Magazine
J’ai assisté mardi soir à la remise des Trophées Marketing Magazine des « innovations marketing », et de « l’homme marketing de l’année » pour l’élection duquel j’avais été sollicitée.
Outre le plaisir de passer une soirée dans un cadre très agréable (le Pavillon d’Armenonville, dans le Bois de Boulogne) et de profiter d’un buffet raffiné, il y avait de très bonnes idées à noter.
Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié l’intervention de Dominique Levy, de TNS Sofres, sur les bouleversements que rencontraient les marques aujourd’hui, face à des consommateurs devenus experts, exigeants et challengeant, qui poussent les marketeurs à réinventer leurs façons de raconter la marque et à accepter de la partager avec son public.
Un seul regret : les innovations marketing « exposables » n’étaient pas présentées sur le lieu de la soirée, et c’est dommage car j’aurais bien regardé quelques unes d’entre elles de plus près.
J’ai particulièrement remarqué 3 projets :
- Une étude de Market Vision pour Henkel
- Un site internet mobile de MRM Worlwide pour Gemey Maybelline
- La « bâche des rêves » interactive de BETC Euro RSCG pour Disneyland Resort Paris
Pour Henkel, Market Vision a mené une étude vidéo auprès de 10 familles françaises, filmées dans leur salle de bain au quotidien, afin d’analyser leurs comportements et leurs usages, et d’identifier des pistes d’évolution ou de développement. Henkel déclarait avoir dégagé une quarantaine de nouveaux concepts « monde » suite à cette étude, qui a fortement mobilisé en interne. Une démarche de Consumer Insight … saisissante.
Pour Gemey Maybelline, MRM a remarqué que le choix d’un produit de maquillage en grande surface se faisait dans la grande majorité des cas sur le lieu de vente. Pour les assister dans leur choix, l’agence a décliné une application du site internet : le Make Up Studio, pour l’adapter en site mobile, afin que les clientes puissent y accéder depuis leur téléphone, quand elles sont dans le rayon de leur supermarché. Cette application permet de charger sa photo, et de lui appliquer le maquillage choisi parmi les produits Gemey Maybelline, pour visualiser le résultat « sur soi ». Un excellent exemple de service client.
Pour les 15 ans de Disneyland Resort Paris, BETC Euro RSCG a installé Porte Maillot une vaste bâche de 250 m2, qui intégrait des écrans interactifs permettant de projeter les rêves envoyés par les internautes ayant participé au jeu-concours du 15e anniversaire du parc. Les internautes sélectionnées pouvaient également retrouver sur le site la projection de leur rêve en « live » grâce une webcam. Une nouvelle forme d’événementiel participatif en ville ?
10:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mécaniques marketing, innovation, trophées marketing magazine
29.05.2008
Le Bon Marché met en ligne son site de e-commerce
Le Bon Marché Rive Gauche a inauguré la semaine dernière son site marchand, baptisé www.treeslbm.com.
- « trees », pour ses branches innombrables
- « lbm », pour Le Bon Marché
- « .com », pour sa dimension internationale (il sera traduit en anglais au mois de juin, et dans d’autres langues ultérieurement)
Dans une ambiance très zen, le site se veut une nouvelle expérience du e-commerce : une invitation au voyage dans l’univers de la marque, théâtralisé au rythme des saisons, à l’image de ce que propose le magasin.

A gauche du mobile, la part belle est laissée à un e-magazine « lifestyle », orienté art, design et tendances.

A droite, on retrouve l’accès à boutique en ligne, avec une sélection d’articles qui constituent la vitrine.

Pour rentrer dans la boutique, il faut se munir du précieux « sésame » qui permet de créer son compte. Pour cela, il faut se rendre soit dans le magasin pour le demander aux vendeurs, soit sur un des deux blogs partenaires du Bon Marché pour ce lancement, www.buybuy.com et www.blographic.com.
L’accueil de la boutique propose une sélection d’articles exclusifs au Bon Marché, organisés selon 4 thèmes, qui seront j’imagine destinés à évoluer au fil de l’année.

Chaque sélection est présentée sous cette forme de « mobile » glissant suivant le parcours de la souris : c’est très réussi.

Le carnet d’adresse renvoie en fait vers les sites web de grandes marques issues des medias (ELLE, Vogue…), de l’équipement de la maison (Bang&Olufsen, Apple…), du voyage (Relais&Chateaux…), de l’art et de la culture (Le Louvre, Musée du Quai Branly…) : c’est la partie que je trouve la plus déceptive dans son contenu, car elle n’apporte pas vraiment de « petit plus » (adresses confidentielles pour trendsetters et shoppers avertis, notamment)
Enfin, la rubrique « Le Bon Marché » reprend les informations générales sur le magasin : les services disponibles pour un shopping VIP (conciergerie, Shopping Service, stylisme privé…), les expositions en cours, les catalogues, les liens vers La Grande Epicerie de Paris et les listes de mariage etc…
Epuré et raffiné, le graphisme du site est indéniablement une belle réussite esthétique, avec une mention spéciale pour le e-magazine, et surtout la présentation des articles de la boutique en ligne, très novatrice. Un peu déroutante au début, mais agréable.
J’aime beaucoup ce parti-pris de simplicité : l’essentiel y est, sans aucun superflu, et c’est donc très agréable de naviguer.
Je suis moins convaincue par l’aspect « nouvelle expérience », car en dehors du graphisme, les fonctionnalités du site ne sont pas spectaculairement innovantes. A quand le shopping et les conseils de sa conseillère dédiée par webcam interposée ?
20:30 Publié dans Expérience web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : expérience web, Le Bon Marché, web design
Le Club des Créateurs de Beauté sait se faire pardonner
Comment transformer un risque d'insatisfaction client en opportunité commerciale ?
Ci-dessous, la recette du Club des Créateurs de Beauté : c'est bien joué !

10:00 Publié dans Marketing relationnel - CRM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : relation client, Club des Createurs de Beauté
28.05.2008
Voyages-sncf.com crée un salon de coiffure éphémère
Source : Newsletter CB News
Dans le prolongement de sa dernière campagne TV qui mettait en scène une école de coiffure pour faire comprendre que la société ne vend pas uniquement des billets de train, mais aussi des voyages, des locations de voiture, des billets d’avions, etc…, Voyages-sncf lance « Voyagiste / Visagiste », un vrai salon de coiffure éphémère, au 69 rue Saint Honoré à Paris, qui sera ouvert du 3 au 21 juin.
Sa promesse : « Partez en vacances avec la tête que vous devriez avoir en rentrant. »
Le grand public peut s’inscrire sur www.voyagiste-visagiste.com pour pouvoir profiter gratuitement de divers soins délivrés par des coiffeurs professionnels (soins antirides, vernis pour cheveux, changement de look…), et profiter sur place des bons plans proposés par les conseillers Voyages-sncf.com.

10:29 Publié dans Marques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Evénementiel, Marques, Voyages-sncf
27.05.2008
Teasing 360° : attention, danger !
C’est un ressors de communication vieux comme le monde, mais avec le développement d’internet et des nouvelles techniques marketing associées – campagnes 360° , web 2.0, buzz marketing etc. etc. , le « teasing » est revenu à la mode, en particulier pour lancer des nouveaux produits ou services.
Le principe généralement adopté :
- une campagne de mass media poussée, croisant télé, radio et presse, avec des annonces humoristiques ou mystérieuses ayant comme objectif de générer la curiosité du public, et d’inciter le plus grand nombre à se rendre sur un site internet dédié,
- un site internet à vocation interactive (blog, vidéos virales, …), qui doit maintenir le suspens et l’intérêt des visiteurs sur la durée de la campagne, jusqu’à la révélation finale de l’objet de la campagne.
Quelques exemples récents que j’ai gardés en tête : le www.toutouyoutour.fr du 118 218, le www.emmajetaime.com de Lagardère Publicité, et le www.leproduit.fr des Services à la Personne… montrent que c’est un dispositif qui peut être très efficace, mais qui est très délicat à manipuler.
En effet, contrairement à une campagne de communication « classique », qui est centrée sur le produit ou sur la marque, la campagne est ici uniquement centrée sur le message.
Si ce message indiffère, aucun intérêt du public pour le produit ne peut le rattraper. Pire, la répétition massive du message peut finir par lasser, et du coup avoir un impact négatif sur la perception du produit final.
Bien évidemment, dans l’autre sens, si le message est réussi et a donc suscité une attente forte, mais que le produit ou le service final communiqué à la fin est déceptif, le soufflé va vite retomber.

Dans le cas du 118 218, la problématique était d’acquérir très rapidement une notoriété importante sur un nouveau marché, le renseignement téléphonique, alors que toutes les sociétés nouvellement créées se mettaient à communiquer en même temps.
Il fallait donc occuper le terrain durablement, et sans lasser.
Leur bonne idée : créer de la sympathie et un mouvement d’entraînement, grâce à 2 trublions se déchaînant de ville en ville jusqu’à Paris sur le célèbre générique de l’émission de Véronique et Davina, que tout le monde connaît et pouvait donc parfaitement mémoriser.
Qui n’a pas chantonné « 118 218 » au bureau, quand quelqu’un demandait une information que personne ne pouvait lui donner sur le moment ? Et quel numéro vous vient spontanément à l’esprit quand vous avez besoin d’un renseignement téléphonique ?

Dans le cas de Lagardère Publicité, l’objectif était de convaincre les professionnels du marketing et de la communication de la capacité de l’agence à gérer des campagnes 360°. Cette campagne se voulait donc la preuve par l’exemple, soit. Mais tout ça pour ça ? Personnellement, je n’ai pas adhéré au message, et j’en ai eu rapidement assez d’entendre tous les jours à la radio : « Emma je t’aime, reviens ». En plus pour apprendre que c’était au final un « coup » de communication …

Dans le cas des services à la personne, je suis perplexe. L’objectif était de communiquer fortement sur les services à la personne, à l’occasion du lancement du nouveau logo qui sera désormais le signe distinctif de l’ensemble des services proposés. Mais cette campagne très très décalée était-elle le meilleur moyen pour y parvenir ?
Certes, les campagnes à vocation pédagogique et institutionnelle ont souvent du mal à se faire remarquer. Mais de là à prendre le contre-pied total... le risque de dénaturation des services à la personne est réel : quelle confiance et quel sérieux accorder à un organisme qui fait de l’humour 4e degré sur des sujets qui touchent d’aussi près la vie des gens ? Encore que : la campagne était tellement décalée que je gage que beaucoup de gens sont passés à côté.
En résumé, ce dispositif de teasing n’est pas adapté à tous les produits et à tous les univers, il faut donc bien réfléchir avant de l’employer !
21:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mécaniques marketing
25.05.2008
Pour un homme, un vrai
Exit le métrosexuel, le « nouvel homme » qui le premier, a laissé libre cours à sa part de féminité en devenant un dandy particulièrement soigné et enfin (se dirent les marques de cosmétiques pour hommes) avide de produits de beauté !
Voici le nouveau « nouvel homme » de chez Caron, le rugbyman Sébastien Chabal, un vrai parangon de virilité parmi les autres « dieux du stade ».

Un choix osé, de la part de Caron : on ne peut pas dire que Chabal fasse partie des hommes qui s’attachent à prendre soin d’eux et de leur image à l’instar d’un David Beckam… mais justifié quand on voit les photos de la campagne.
Finalement, qu’est ce que la masculinité « Caron » aujourd’hui ? Un sportif puissant, charismatique, rude avec l’adversité, et néanmoins reconnu pour sa simplicité. Un homme, un vrai, « brut de décoffrage », à prendre tel qu’il est. Nul doute que beaucoup d’hommes auront envie de s’y reconnaître.
21:52 Publié dans Campagnes pub, Marques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Image de marque, campagne pub, Beauté
22.05.2008
Lancôme invite ses clientes à un chat en direct

Plutôt en pointe sur l'exploitation d'Internet dans sa stratégie relationnelle, Lancôme propose aux abonnées de sa newsletter de participer à un chat avec la Directrice Scientifique de la marque, au sujet de la crème anti-âge Rénergie Refill.
En attendant le chat de vendredi, Lancôme retransmet sur la "scientific webstation" créée pour l'occasion, une vidéo d'information sur les rides, présentée justement par Véronique Delvigne, la Directrice Scientifique qui interviendra pour le chat.
A mon avis, une bonne initiative de la part de Lancôme, qui s'est clairement repositionné comme un spécialiste du soin anti-âge, en jouant la carte de la transparence et du discours scientifique dans ses communications produit, et en délivrant des messages très pédagogiques aux clientes (quel produit pour quel âge...) via ses conseillères de vente.
Cette démarche a en effet un double bénéfice :
- renforcer le capital expertise et confiance dont bénéficie Lancôme auprès de ses clientes, en leur permettant non seulement de poser en direct toutes les questions qu'elles souhaitent aborder, mais aussi de les poser à une personne qui saura leur répondre par des arguments scientifiques, et non marketing,
- créer du lien avec la marque, en ouvrant les laboratoires de Lancôme aux clientes du "cercle privilégié".
22:20 Publié dans Expérience web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Web 2.0, Beauté
19.05.2008
Quelques grammes de finesse dans un monde brutal
Avez-vous craqué pour Wofty ? Wofty (contraction de white et soft), est la nouvelle mascotte de Freedent Tabs White, nouveau produit de la marque Freedent.
Fin mars, un spot TV dévoilait l’existence du Wofty, adorable petit animal tout doux et tout blanc, à l’image du nouveau chewing-gum Freedent Tabs White.
Des milliers de personnes ont craqué sur la boule de poils, et la campagne entame actuellement une nouvelle phase avec un mini-site où l'on peut adopter le petit animal.
A l’instar d’un jeu vidéo, chaque nouvelle interaction avec lui (le caresser, jouer…) permet de débloquer les étapes suivantes, ainsi que des bonus téléchargeables.
Mention spéciale pour les graphistes du carnet de Wofty, véritable journal de l’explorateur qui a découvert le Wofty.

Le site fait aussi le lien avec le retail puisque les codes-barres des Freedent Tabs White permettent de faire grandir le wofty plus vite...
Le marketing viral étant à la base du succès de cette campagne, on peut bien sûr copier un code pour son propre blog, invitant les internautes à jouer avec le Wofty.
… mais est-ce bien utile ? A voir le nombre de pages qui s’affichent en tapant « wofty » dans Google (61 500), et le nombre d’internautes qui réclament maintenant une peluche Wofty, on peut estimer que nous sommes en présence d’un buzz réussi…
Je m’interroge néanmoins : qui peut dire spontanément (et même en assisté) quelle marque et quel produit sont associés au Wofty ?
23:11 Publié dans Campagnes pub, Expérience web, Marketing relationnel - CRM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Web 2.0, Marketing relationnel, Marketing viral, Campagne pub, Wofty
17.05.2008
500 wants you !

La Fiat 500, la citadine « vintage » de la marque italienne, cible les urbains branchés. Le mini-site internet qui lui est consacré en France, http://500.fiat.fr , est à l'image de ce positionnement : exit le site internet descriptif centré sur le véhicule, place à la page personnelle et personnalisable façon Netvibes des membres de la communauté Fiat 500 !
Car contrairement à ce qui se fait généralement, ce site ne parle pas directement de la voiture. Ses caractéristiques techniques ? Mais qui s'en soucie ? Les acheteurs-cible ne sont probablement pas du genre à éplucher les magazines automobiles, ils recherchent une voiture à leur image : une icône de coolitude !
Alors, le site met en scène les fans de la voiture : il se veut le site communautaire des gens qui ont la Fiat 500 attitude.
Ca commence par l'écran d'accueil, qui invite à créer sa propre homepage du site, en déplaçant, réduisant, supprimant les modules qui sont proposée par défaut, et à l'enregistrer pour la retrouver telle quelle à votre prochaine connexion.
Ca continue avec l'emploi d'un ton très direct, un tutoiement inédit, et l'interpellation systématique de l'internaute (« you, photographer », « you, writer »), invité ainsi à participer aux différentes animations très inspirées « web 2.0 » du site.
Accessoirement, et plus « classiquement », il peut aussi demander un catalogue en ligne ou prendre rendez-vous pour un essai...
Parmi ces animations, on pourra noter :
- un pack d'avatars à télécharger, pour ses services de messagerie instantanée,
- le «jingle box video», pour créer la bande-son de sa page d'accueil du site,
- le 500logie, un wiki pour créer la première encyclopédie participative de la Fiat 500,
- des concours créatifs et des campagnes de vote qui se succèdentà la volée : photos, publicités, stickers, design, web...
C'est surprenant, et il fallait oser aller au bout de la démarche (le processus de validation interne a dû être mouvementé ?). Mais quand on revendique le statut de star des trentenaires « dans le vent »... il faut assumer.
21:00 Publié dans Expérience web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Expérience web, Web 2.0



